Le mot de l’auteur

Je voulais faire un roman où l’aventure tient une place importante. Mais sans effets spéciaux, sans super-pouvoirs. Il n’y a pas besoin d’être un super-héros pour vivre des choses extraordinaires.

Je voulais parler du Pays Basque, que j’aime tant, de sa terre si belle, de sa langue ancrée dans son terroir, et des hommes et des femmes qui y habitent. Le Pays Basque est aussi très riche d’initiatives associatives formidables, qui sont le terreau de solutions alternatives aux crises du système actuel, que ce soit en termes économiques, sociaux ou écologiques, et je voulais les faire vivre.

Je voulais explorer les relations qui peuvent exister entre les groupes humains, et les préjugés qui s’y rattachent.  L’appartenance à un groupe est à la fois une source de bonheur, mais aussi un élément très clivant. Sortir de son groupe, aller vers les « autres », n’est pas si facile.

Je voulais aussi parler du futur. C’est en fait un autre moyen pour parler du présent. Je redoute que l’Histoire ne bégaie et nous amène des jours de privation de libertés fondamentales. Je vois aussi l’Histoire comme une vague, avec des creux et des hauts. Mon roman se situe suffisamment loin – mais pas trop quand même ! – pour que les jours terribles amenés par la Nouvelle République, que je situe en 2025, soient devenus plus faciles.

Mais je ne voulais surtout pas faire un roman noir. Je le voulais au contraire porteur d’espoir, car je pense sincèrement qu’il y aura toujours des gens bien partout. L’espoir réside dans les valeurs humaines. Lutter pour ses valeurs, résister, s’indigner, se regrouper, être solidaire ont permis à bien des luttes d’être victorieuses. Il ne faut pas l’oublier !

J’espère avant toute chose que la lecture de ce roman fera passer aux lecteurs de bons moments. Lire est avant tout un plaisir. Ce roman est une fiction, dont le but est simplement … de raconter une histoire !

Martine Bouchet